Tension superficielle et mouillabilité
La tension superficielle est la force qui pousse un liquide à réduire sa surface ; la mouillabilité est sa capacité à s'étaler sur un solide.
Les molécules à l'intérieur d'un liquide sont entourées d'autres molécules qui les attirent dans toutes les directions ; celles de la surface, non, et cette différence crée une tension qui tend à minimiser l'aire. L'eau a une tension superficielle élevée (environ 72 mN/m à 20 °C) ; sur de nombreuses surfaces, elle forme donc des gouttes au lieu de s'étaler. La mouillabilité se mesure par l'angle de contact entre la goutte et le solide : plus l'angle est petit, mieux le liquide mouille. Elle dépend autant du liquide que de la surface ; les surfaces grasses ou plastiques se mouillent moins bien que le verre ou le métal propres.
Les tensioactifs se concentrent à la surface de l'eau et réduisent sa tension superficielle. La solution s'étale ainsi mieux, pénètre dans les pores et les joints, atteint l'interface entre la salissure et le support et facilite le détachement et l'émulsion de la salissure. Le même principe explique les additifs de rinçage en lave-vaisselle : en abaissant la tension superficielle, l'eau s'écoule en un film mince au lieu de rester en gouttes qui laissent des traces en séchant.
Produits d'Instaquim dont la fiche technique fait référence au mouillage ou au séchage :
- Padex (pH 7,0 ; 1–5 g/kg de linge) : mélange de tensioactifs anioniques et non ioniques au « grand pouvoir mouillant et émulsifiant » pour le mouillage des textiles très sales ; il renforce l'action du détergent.
- Prein (pH 1 % : 11,8 ; 10–20 g/kg de linge sec) : détergent de prélavage au « grand pouvoir mouillant, saponifiant et séquestrant », dans des eaux jusqu'à 20 ºHF.
- Deterdry (pH 2,0 ; 0,1–1 g/l à 65–80 °C) : additif de dernier rinçage pour lave-vaisselle avec agents séchants ; tensioactifs non ioniques 5–15 %.